Le traquet de Finsch : Œnanthe finschii
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Le traquet de Finsch (Œnanthe finschii )


Sans votre longue-vue, sans laquelle sûrement
Vous ne m'auriez pas vu, ni ma douce, mes enfants,
Je restais inconnu et sans doute pour longtemps…

J'habite près d'un lac, maintenant asséché,
Où reposent en vrac des vases très salées,
Des buissons de sumac qui poussent dispersés.

La chaleur trouble l'air qui monte en tourbillons,
Mirage l'atmosphère, gêne l'observation.
Et la sueur désespère de l'évaporation.

Pour avoir un peu d'ombre, faudrait être scorpion,
Tapi sous des décombres, des galeries sans fond,
Des terriers toujours sombres qui s'ouvrent sous les buissons.

Ou bien un parapluie, comme le vôtre, qui s'avance…
J'hésite, je m'enfuis ?… J'ai encore de l'avance.
Bien caché derrière lui, vous tentez votre chance…

Mais je m'envolerai... de loin, hors de portée.

Isparta, Turquie.