Le martin roselin : Sturnus roseus
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Le martin roselin (Sturnus roseus)


Quelques minutes suffisent quand on nous voit de près
Pour comprendre, de suite, que nos comportements
Sont pareils en tout point à ceux de nos parents…

Vous auriez pu m'appeler étourneau mantelé.

Comme à l'Est, la corneille, car à ce qu'il paraît,
Á l'Ouest de l'Europe, elle serait toute noire.
Chez vous, le sansonnet est Martin moucheté.
Chez les Ibères, je crois, le Martin est tout noir.

Cette question obsède l'assemblée des oiseaux,
Quand elle se réunit pour discuter longtemps
Du problème de savoir ce qui distingue vraiment
Les espèces des races, les ânes des bourricots.

Bien sûr, nous formulons diverses hypothèses.
Au sujet des corneilles ou bien des étourneaux…
Le fait qu'ils aient ou non un manteau sur le dos
A déjà fait l'objet de plus de mille thèses.

Question de méridien ou bien de longitude,
D'éloignement de la mer, quand le continental
Décide du climat et des bonnes habitudes
Qu'il faut montrer tôt pour éviter le létal.

D'aucuns disent que les glaces quand elles erraient glaciaires,
Juste au niveau des Alpes, coupèrent l'occident
En deux régions distinctes où se différencièrent
Les espèces de l'Ouest de celles du Levant.

Celles-là justement empruntant le costume
Des hordes de barbares, de tatares, de Mongols,
Bien avant que ces bandes ne pensent plus qu'au viol
Et envahissent l'Europe imposant leurs coutumes.

Le loriot, les grièches ou encore ce choucas
Qui vient de Daourie font cette hypothèse-là.

Qu'ils le disent, à chaque fois, alors les goélands
Gouèlent à l'imposture, défèquent, foutent le camp !

Pas très loin de Mora, Suède.