| Des maisons aux toits rouges, aux quatre pans coupés, S'étagent en un village qu'un minaret domine, Sur un fond de sommets de forêts recouverts. On lit encore la Thrace des Dieux qui fulminèrent - Qu'on les mette en colère et longtemps, ils ruminent - Ils punirent les amants qui, un jour, les défièrent, Les changeant en massifs de pierres et de calcaires… C'est ce que dit Ovide qui reprenait Ésope Pour parler de l'Hémus et aussi des Rhodopes. Des paysans coiffés de fez de couleur, Arborent des moustaches et des gros favoris. Ils suivent nonchalamment, par ces fortes chaleurs, Des carrioles attelées à des bœufs réunis Par un joug de bois dur, marchant avec entrain Au rythme du chant que des filles en jupons, Assises sur du foin, fredonnent à pleins poumons. Elles se moquent de vous en agitant les mains. Je quitte l'herbe sèche. Je venais de manquer, Une souris peut-être ou un bête criquet. Je m'en vais me poser sur le haut d'un noyer. Ma façon de voler, ma blancheur circaète Font que vous m'aviez pris pour un crécerellette, Mais dès que je me pose et le doute est levé. Juste le temps de voir ma jolie cape grise, Je me suis envolé. Je capture par surprise Un gros gecko trapu que fortement je serre Et qui va me servir, au dîner, de dessert. Alors, au ras du sol, j'échappe aux hirondelles Qui me suivent avec zèle et souvent me harcèlent, Pour aller me cacher, au-delà d'un bosquet, À l'abri des regards et près de la mosquée.
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