| Oh ! vous savez la chance, ce n'est pas que le gui… C'est hier, aujourd'hui, beaucoup de vigilance… Et demain davantage, si je veux espérer D'ici quelques années atteindre mon bel âge. Car des ennemis, j'en ai… l'autour et l'épervier Quand ils chassent le soir. Vous l'avez remarqué, J'aveugle dans le noir. Je me couche de bonne heure… Mes cousines, mes sœurs chantent à la nuit tombée. J'aime quand il fait grand jour où au milieu des prés, Je ne marche, ni ne cours, je saute, je saute…dressée. Je surveille alentour bien prompte à m'envoler, Je saute, je saute… penchée. Je cueille une becquée. Je vis toute ma vie avec la même fiancée. Dès qu'arrive janvier, je chante, je la poursuis, Toujours à parader et l'entraîne dans le gui Dans le haut du pommier où nous cachons le nid.
|