La lutte déclasse !
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La lutte déclasse !

Les jaunes avaient trahi… C’est dans leur habitude !
Et signé les accords qui laisseront l’hébétude
Au fond des yeux lassés des travailleurs forcés
De trimer comme des bêtes avant d’être virés.

Chlordéconne* avait joui, sous elle, sans vergogne
Aussitôt qu’elle apprit qu’elle avait dans la pogne
Trois syndicats sur cinq prêts à tout renoncer
Pour la promesse future de pouvoir pantoufler.

Des patrons exilés au pays des Moules - Frites
Rentrèrent aux Pâtures, pour rouvrir au plus vite
Les usines, les fabriques ou les manufactures
Qu’ils avaient contribué à ruiner… Les ordures !

Pour délocaliser au pays des Pandas
Et là où les salaires sont même encore plus bas,
Où travaillent les agneaux qu’on sait qu’ils crèveront
Bien avant d’avoir l’âge de se croire des moutons.

Enfin sur les Pâtures, le temps de l’esclavage
Va reprendre sa place. Que cesse le mirage
Aux damnés de la Terre, à coups de drapeaux rouges,
De croire ou d’espérer, que quelque chose bouge.

Car la lutte des classes se résout dans la mort.
Les nantis sont ainsi tant qu’ils se sentent fort.
Ils comprennent et supplient qu’on pardonne leur maux
Seulement lorsqu’ils ont la tête sur le billot.

Le reste, c’est des parlottes et des billevesées.
Il ne faut rien attendre quand on est dominé,
Sauf à aimer les coups de pied dans le derrière
Et finir écrasé et réduit en poussière.

12 janvier 2013 / «® / ©»



*Chlordéconne est la patronne des patrons.