| Dans la nuit orangée d'un hiver tropical, Le lion rugit encore et pense à s'assoupir En rêvant d'une lionne qui l'a tant fait gémir, En une apocalypse de liquide séminal. La hyène se rit de tous et aussi du chacal Qui s'enfuit en traînant une carne grouillante Dont les becs des vautours aux bavures répugnantes L'ont tenu éloigné et laissé comme Tantale. Le lion s'est endormi à l'ombre de la lune. Il a peur d'un ailleurs car les hommes sont bêtes, Ils se fâchent d'un rien, se disputent des restes, Immolent leurs enfants pour un peu de fortune. Alors il se réveille, il allume l'applique. Il cherche ses lunettes sous le livre commencé, Bouscule le réveil et sort du lit défait Et d'un coup de chausson, écrase le moustique.
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