Le coucou geai : Clamator glandarius
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Le coucou geai (Clamator glandarius)


Partout sur la garrigue, fleurissent des iris,
Des glaïeuls, des narcisses, des muscaris bleutés,
Des tulipes, des pensées que des abeilles intriguent.

Des petites asperges montrent le bout du nez,
Á l'abri des kermès. Et çà et là, émergent
Les futures orchidées que rien encore ne presse.

Cette année, le printemps déjà depuis longtemps
A repoussé l'hiver et levé les barrières
Qui ferment les Pyrénées quand elles sont enneigées.

Avril n'a que deux jours, que je guette déjà,
Des pies ou des choucas, leurs premières amours.
Je me fais minuscule attendant qu'ils copulent.

Je surveille de mon mieux, ces platanes bien vieux,
Leurs nids volumineux ou les grands trous spacieux
Où ils pondront des œufs.

Moi, je ferai comme eux. Quand ils auront pondu,
J'en déposerai deux au milieu de leurs œufs.
Les coucous, vous savez, ne savent pas couver.

Mais l'ont-ils jamais su ?

Le plus généralement, les pies, je les préfère.
Ce sont de bonnes mères pour mes petits enfants
Qui aiment leurs demi-frères ou leurs sœurs, pareillement.

Car, sachez, mes petits ne jettent pas du nid,
Les petits œufs des pies qui sont un peu voleuses…
Enfin, c'est ce qu'on dit et de bonnes mères porteuses.
Je vous le garantis.

Mes enfants naissent sous X. Avant qu'ils aient grandi,
Nous sommes déjà partis. Cela tient en partie
Au fait que les bombyx, qui sont des papillons
Font leur apparition.

Je n'aime que les chenilles qui font des processions.
Mais celles-ci, dès fin mai rentrent dans leurs coquilles.
__ Chrysalides ! __ Si vous le dites !
Peu m'importe, au final. Rien à mettre sous la dent.
Je repars au Sahel, ses sols de latérite,
Couverts de sauterelles qui me feront régal.

Lac du Salagou,Hérault.