Mes chers compâturiotes
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Mes chers compâturiotes : Résistons !


Les peuples des pâtures, des friches et des herbages,
Sentait sur leurs toisons le vent frais qui présage
Que le temps va changer et, radicalement,
Ceux qui le détraquaient allaient foutre le camp,
De bon gré ou de force, des affaires politiques
Qui leur avait permis, mais de manière inique,
De ruiner le pays, de priver de gazon
Les brebis, les agneaux et le moindre mouton.

De leur tondre bien ras la laine sur le cul
Pour qu’ils attrapent froid et sans la CMU,
Ne puissent pas se soigner et crèvent, cacochymes,
Sous le regard distrait des bêtes richissimes
Occupées seulement à se remplir la panse
Au prétexte qu’enfin, avec le Loup*, elles dansent
La valse quoi qu’il advienne ou mieux le sirtaki
Cherchant à qui, demain, elles serreraient le kiki.

Les bêtes qui se goinfrent, bien qu’elles soient grasses et riches,
Ne comprennent jamais, qu’avec tout leur artiche,
Elles ne soient à l’abri des mauvais coups du sort
Ou des bêtes opprimées quand, lasses d’être en dehors
Du partage des richesses qu’elles créent en travaillant,
Se décident enfin et toutes en même temps
De reprendre le pouvoir qui leur fut confisqué
Et de choisir Blanchon** pour qui elles vont voter.

Et parce qu’il faut bien aussi montrer sa force,
Les bêtes des Pâtures et, peut-être, des morses,
Armées de cornes, sabots, de dents ou de défenses,
De bannières ou slogans disant qui les offense,
Viendront crier sans haine, mais d’une voix commune
Que le temps est venu du partage des fortunes
Que le temps des cerises, du gâteau partagé,
Revient avec la force des vents de liberté.


16 mars 2012 / «® / ©»




* Le Loup est le père de Bernique et l'ancien président du F_haine.
** Blanchon, du parti senestre, monte encore et toujours dans les sondages qu'on n'arrive plus à truquer autant !