Le cochevis huppé : Galerida cristata
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Le cochevis huppé (Galerida cristata)


J'ai lu attentivement les propos délirants
De l'alouette des champs.

_________________Ils sont vraiment marrant !

La même chose tous les ans :
_________________Gna Gna Gna… les enfants…
Je me casse au Soudan…

Je suis bien sûre, pourtant, que dépassé Nostang,
Tout juste à Plouhinec, elle s'arrête au GAEC
Pour passer tout l'hiver avec d'autres comme elle
Qui viennent de lieux divers, qui fuient à tire d'aile
Et cherchent une autre table, se confondent au sable
Où poussent des carottes et où des lapins crottent.

Le Groupement Agricole des Éleveurs de Carottes
Est en bordure des dunes où niche l'œdicnème,
Où poussent les panicauts envahis de pleurotes,
Et tout plein d'orchidées d'une beauté extrême.
Malgré leur rareté, elles demeurent menacées…

Je vois toujours des cons qui viennent les ramasser !

Je niche aussi par terre dans un nid tout ouvert
Á la vue des passants, comme celui que bâtissent
Les alouettes des champs ou bien la calandrelle
D'une blancheur hirondelle, que je voyais jadis
Pousser sa mélodie en faisant le yo-yo
Dans le vent d'un coup d'aile.

_________________Auriez vous un tuyau ?
Aurait-elle disparu, car je ne la vois plus ?
Ce n'est pas la corneille ou le faucon crécerelle
Que je craindrais le plus. Ce que je crains le plus,
Ce sont les animaux qui rampent sur la terre
Et d'un œil sans paupière, nous fixent le cérébral
Et d'un coup, nous avalent sans même nous mâcher.

C'est comme pour les cachets quand vous vous enrhumez.
Je crois bien deviner, là, maintenant, d'un coup,
Pourquoi à l'hôpital, le médecin a choisi
Pour faire son caducée, l'animal qui froidit
Quand le temps est mauvais et dont on dit aussi
Qu'Ève l'aurait trompé.

Son cœur est toujours froid même quand il fait bien chaud.

Et je meure d'effroi quand il s'approche trop.

Pardon si je me trompe, je trouve en fin de compte
Que c'est aux revenus que les médecins souvent
Ne mettent plus de frontières.

Ça ne date pas d'hier, mais je crois, cependant,
Que le temps est venu de le penser tout haut,
Car à le dire tout bas, j'ai bien peur que bientôt,
Vous n'en réchappiez pas !

Plouharnel, Morbihan.