La cistude d'Europe : Emys orbicularis
®
La cistude d'Europe (Emys orbicularis)



Sur mes étangs de Brenne, je vis encore en nombre.
Mais la plupart du temps, je passe inaperçue,
Je ne sors que la nuit, échappe à votre vue,
Sauf sur le bord des berges, quand je profite de l'ombre…

Alors on peut me voir, recouverte de boue,
À guetter le héron, surtout le bihoreau
Qui apprécie nos jeunes. Il les trouve à son goût…
Et au moindre danger, nous replongeons dans l'eau.

Nous vivons très longtemps, plus de cinquante années.
Mais plus pour très longtemps, nous sommes génocidées…
Les nitrates, les phosphates font nos étangs dystrophes.
L'atrazine, le gaucho sont de vraies catastrophes.

Sauf pour les dividendes des boursiers actionnaires
Ou bien des politiques qui suivent des séminaires
Sur l'eau pure, en vidant, d'un Pétrus, le verre…

Et quand ils furent repus, d'un bel ensemble, bayèrent !

Sur les étangs de la Brenne.