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De la morgue au charnier ?




Ce matin, aux Pâtures, les choses avaient changé.
On voyait, çà et là, des bêtes accrochées,
Comme les paresseux, par les pattes, aux branches,
Pleurant sur leur salut qui n’aurait plus de planche.

Ces bêtes étaient toutes pâles. Toutes tremblaient de peur
Depuis que Chlordéconne avait dit la terreur
Qui frapperait les Pâtures pour le cas où Blanchon,
Le candidat senestre, gagne les élections.

Toutes se voyaient déjà marchant vers l’abattoir
Et la gorge tranchée après que l’assommoir
Les eût vite étourdies et privées de conscience

De celle qu’elles n’avaient guère lorsque, de la souffrance,
Qu’enduraient leurs esclaves accablés par les tâches
Finissaient par mourir sans que cela fît tache.

6 avril 2012 / «® / ©»




*Gambette a un J♦B très bien rémunéré au pays des Nitrates en excès.
**Chlordéconne préside le MODIF et l'OPIF et réciproquement.