| Je m'enivre du parfum, du pollen des roses. Mais j'aime par-dessus tout les calices des arums Dont je ronge la spathe. Ça me rend toute chose, Comme si j'avais trop bu de grogs avec du rhum Je reste prisonnière, incapable de fuir, Les élytres bloqués et les ailes grippées. On pourrait aisément me tuer, me dévorer, Si je n'étais toxique, pire que cet élixir Qui endort les princesses quand elles croquent les pommes. Mais à la nuit tombée, alors, mon prince viendra… Nous irons sur une souche pour y pondre nos mômes Qui se débrouilleront... Advienne que pourra !
|