| Je suis très bien cachée et difficile à voir Sous mes élytres et sous mon pronotum verts Quand je me plaque sous les feuilles à l'envers Des menthes poivrées qui poussent près des lavoirs. Je ramasse mes pattes et tout ce qui dépasse. Je demeure immobile dessous ma carapace. Mes larves font pareil dans leur excrémentiel, Ce qui les protège des oiseaux venus du ciel Qui les mangeraient si elles n'étaient pas toxiques, Comme tous les chrysomèles et peu énergétiques. __ Habiter dans la merde doit être inconfortable D'autant qu'elle est posée au milieu de la table ? __ Connaissez-vous l'histoire de l'oiseau que le froid Avait surpris, transi, tué d'hypothermie, Sans le secours d'une vache qui, sitôt, l'aperçoit, Le couvre d'une bouse ? _______________L'oiseau proteste et crie, Que s'il est rechauffé, il est aussi sali. Un renard en maraude l'entend et le nettoie. Puis, avant que l'oiseau, libéré, rengracie, Le croque sur-le-champ et point ne s'atermoie !
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