L'alouette calandrelle : Calandrella brachydactyla
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L'alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla)


Sauf à me voir de près, ce qui vous permettrait,
Sans doute, de distinguer mon sourcil bien marqué,
Mon amorce de collier… pour me différencier,
Il vaut mieux que je chante, sinon le doute vous hante.

Je le fais volontiers, à terre ou bien au vol.

S'il faut néologier, je dirai, je yoyole.
Je monte et je descends, égrenant quelques notes,
Que j'emprunte souvent aux fringilles, aux linottes.

Il fut un temps, jadis où près de Quiberon,
Je faisais la saison… survolais les orchis
Qui poussent sur les dunes ou les épipactis
Á côté des lagunes.

Mais l'on ne m'y voit plus, car je m'ai disparue.

Je préfère ma doline dans le creux des collines
De calcaire castillanes où seuls quelques ânes
Survivent de chardons, soulèvent la poussière
En filets tourbillons qui se diluent dans l'air.

Quelque part sur la Sierra morena !