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Traitement de surface...


Au pays des Cagous, le pays des Pâtures
Y faisait régner l’ordre et de façon très dure.
Il tuait, massacrait, toujours impunément
Quiconque pouvait oser, ne fût-ce qu’un instant,
Imaginer qu’on y parlât de la justice
Quand elle ne valait rien qu’un violon où l’on pisse !

Les gendarmes et les juges savaient très bien y faire
Pour écraser dans l’œuf un début de colère,
Achever des blessés dans des grottes sacrées
Ou conduire en prison des bêtes syndiquées…
Au pays des Pâtures, les poissons du bocal
Oubliaient d’en parler… Quoi de bien anormal ?

Au pays des Cagous, tout semblait bien nickel.
Les bêtes dites sauvages ou classées comme telles,
Jouissaient pleinement de la civilisation.
Leur culture faisait même l’objet de l’attention
Qu’il convient de porter aux arts qu’on dit premiers.
Au pays de Cagous, tout semblait s’oublier.

Au pays des Pâtures, le pays des Cagous
N’avait aucun écho : ça n’était qu’un caillou.
Les tortues, les dugongs pouvaient bien disparaître.
Les bœufs et les moutons continueraient de paître
Et bêler la bouche pleine à l’idée que Virus*
S’intéresse jamais au vulgum pecus.

8 juin 2008 / «® / ©»



* Virus est l'actuel président des Pâtures.