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Variable, je le suis, mais pas aléatoire… Tout juste indépendante et bien sûr pondérée… Et buse ne doit pas être synonyme de jobard. Vous qui me connaissez, ne pouvez pas le nier ! Je parais à beaucoup, morne et apathique, Parce qu'au grand jamais, je m'agite frénétique. Je reste, immobile, à guetter des rongeurs. La patience et le temps sont affaire de longueurs. Croyez-vous franchement qu'à courir en tous sens, Avoir l'air affairé, trépignant ou speedé, Soit le signe avéré de grande intelligence ? Il n'y a que les ministres ou bien les PDG Pour le croire vraiment et tous leurs affidés Pour faire en sorte que ce soit accrédité ! Avez-vous réfléchi au nombre de neurones Qu'il me faut mettre en œuvre pour, sans cesse, observer La surface des champs, la lisière des forêts, Guetter le moindre instant où un brin d'herbe frissonne Parce qu'il est effleuré par un mulot prudent Sur lequel je vais fondre, le mettre sous ma dent ? Et ce n'est pas gagné, d'avance, je veux dire ; Qu'une plume vibrisse et le rongeur se trisse, Il rentre dans son trou pour y fêter l'Hégire. Mes serres se fermeront sur une motte de gazon. Il me faudra reprendre ma quête exploratrice. Le succès à la chasse, c'est affaire de saison. L'été, ça va encore, je trouve des sauterelles À peu près consommables, si l'on oublie les ailes. C'est une autre chanson quand l'hiver est venu… Qu'un chien oublie son os, il sera bien venu !
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