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La falaise se mire les pieds dans l'océan. Elle regarde les algues, fixées à ses orteils De granit, onduler dans la vague, pareilles À la queue des sirènes, succubes médusants. Quelques colins paressent et soudain disparaissent Dans les frondes laminaires et les hampes fucales. Des oursins violacés venus de l'abyssal Déambulent doucement, personne ne les presse, Quand nous apparaissons, tels des fantômes blancs, Environnés de bulles qui s'échappent de l'évent. Nous nageons de côté et tous, en même temps, Nous venons prendre l'air pour l'oxygène du sang, Pour regarder aussi les oiseaux qui survolent Les bancs de poissons frais ou bien les crustacés Qui se cachent si bien. Il faut pas mal de bol, Dans cette immensité pour trouver à manger. Navré ! J'écourte un peu cette conversation. Mais l'heure est au dîner et les fous de Bassan, Les fulmars, les pingouins, les mouettes, les goélands Pourraient ne nous laisser qu'un congre pour ration !
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