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Les lapiaz calcaires de la Çrna Gora Vous coupent jusqu'au sang quand vous posez les doigts Sur les arêtes tranchantes que la pluie a polies Et où plus rien ne pousse qu'un orpin amaigri. Mais qu'est-ce qui m'a pris et pourquoi ai-je crié ? D'ordinaire si prudente, je me suis oubliée Et je me laissai voir au milieu de la pente, Sur un chemin creusé par des bêtes transhumantes Qu'on appelait brebis. ______________________Elles ont dû disparaître Puisqu'on ne les voit plus. Elles n'ont plus rien à paître Sur ces grands champs de ruines où seule la pauvreté Pourrait encore nourrir, mal, ceux qui les gardaient Sous de grands cafetans en peaux d'ovins cousues. Ils ressemblaient aux ours ou encore aux yétis, Si bien sûr, cette espèce, avait vécu ici… Mais, si c'était le cas, je pense, je l'aurais su ! Dites-moi ! Est-il vrai que quelque part en France, Dans votre province qui s'appelle la Provence, Ma sœur fut la victime d'une chasse meurtrière Et d'un gamin devint la gloire de son père ? Deux d'un coup ! Un doublé ! Alors là, quel menteur ! Et de plus d'un kilo ! Dépouillées ! Ô peuchère ! Je peux vous affirmer, je crois qu'il exagère. Le mensonge n'est donc pas le propre des pêcheurs ! Autant que je le sache, j'ai toujours été rare Dans ces montagnes-là, à l'extrême limite De mon aire favorable. Je vous crois. Vous le dites ! Pourquoi pas ? Je veux bien... C'est quand même bizarre. Est-ce que ce Pagnol qui naquit à Aubagne, Pour cette galéjade, a fini aux galères ?
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