L'aoûtat : Trombidion autumnalis
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L'aoûtat (Trombidion autumnalis)

Les haricots Soissons qu'il fallait ramasser,
Quand ils étaient bien mûrs, jaunis au bout des rames,
Nous donnaient l'occasion, enfin, de vous piquer
À un point de souffrance qu'on vous tirait des larmes.

Rien ne pouvait alors soulager ces brûlures,
Ni l'alcool, le vinaigre, ni même le Phénergan®.
Vous deviez vous gratter et encore... jusqu'au sang.
Ça vous brûlait toujours même sous l'écorchure !

Maintenant vous êtes vieux et vous gardez les traces
Des blessures infligées, surtout sur les mollets
Et dans le cervelet, une haine tenace
Qui ne disparaîtra que si vous êtes crevé.


Le jardin du haut, Villaines la Juhel.